La vallée heureuse, une appellation qui colle bien à ce bout de territoire situé à 170 Km de la ville de Marrakech dans la région de Tadla Azilal et entouré par les montagnes du haut Atlas à une altitude de 1800m.
Ait Bouguemmaz ou la vallée heureuse est devenue une destination préférée des touristes étrangers grâce notamment à son paysage magnifique, son calme et l’hospitalité de ses gens, à l’encontre des autres régions enclavées du Maroc qui ont parfois les mêmes atouts mais  qui restent malheureusement inconnus et inexplorés !

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Pendant l’été dernier, j’ai eu la chance de découvrir cette vallée dans le cadre d’un workshop organisé par l’université de Stuttgart en Allemagne dans le but de construire un centre de recherche et d’expérimentation architecturale en vue de promouvoir les techniques locales de construction en terre.
Une agréable semaine passée au cœur de cette vallée était l’occasion de prendre connaissance des problématiques de ces lieux, des besoins des gens et de leurs aspirations et surtout de la vie à la campagne, calme et paisible d’un coté, rude et dure d’un autre !  
La construction dudit centre n’est pas une chose facile car il doit d’abord respecter l’espace dans lequel il va s’insérer, les techniques locales et la culture des gens. Le choix du site en lui-même est très important et il s’est avéré même pendant l’étude qu’on a menée que le terrain offert par la commune pour accueillir ce projet n’était aucunement propice vu qu’il est situé sur le chemin des avalanches !
A vrai dire, Le problème ne se limite pas seulement à ce terrain mais il touche de plus près  tout le douar et constitue le grand souci des habitants, puisque les inondations atteignent les champs agricoles et les unités d’habitations causant ainsi des dégâts importants surtout que les constructions sont en terre crue!
Donc nous étions aussi amenés à proposer certaines solutions mais qui restent malheureusement un peu compliquées et coûteuses !

 

Ce workshop était vraiment exceptionnel, non seulement par son cadre typiquement rural ou encore par la présence d’étudiants allemands qui ne parlaient presque pas le français ! Heureusement que l’anglais de Barbara Lynch est venu à notre secours et le seul dictionnaire anglais/allemand qui circulait nous a permis de se comprendre à merveille surtout quand il s’agissait de mots techniques ! Mais spécialement par la réalisation de planches en langue arabe et par une présentation des plus magnifique devant les habitants du village qui nous ont organisé une très belle soirée autour d’un feu et des danseurs d’Ahwach.
Le workshop était aussi marqué par un grand moment de panique lorsqu’un simple jeu de bras de fer a failli se tourner en un drame ! J’exagère peut être, mais juste pour vous dire ne jouez plus jamais à ce jeu ! Une double fracture et une fissure voila le résultat, mais ce qui nous a inquiété par-dessus tout et nous a fait prendre conscience des risques qu’encourent les habitants du Douar chaque jours, c’est l’enclavement de cette vallée et l’absence d’un simple dispensaire disposant de moyens de soins nécessaires.
Mais heureusement que notre séjour au cœur de cette vallée ne s’est pas limité juste aux choses sérieuses, car on a pu quand même s’organiser pour découvrir un peu les lieux et l’escalade de la montagne de Sidi Moussa reste le moment le plus beau de tout le workshop quoiqu’il nous a fallu se réveiller tôt le matin, vers 4h30, pour rentrer à temps ! 
La montée était sans doute difficile mais très agréable et le paysage vu du sommet était encore plus fabuleux et plus féerique. Une heure s’est vite écoulée entre la découverte du grenier et la contemplation du panorama qui s’offrait à nous en toute beauté d’une vallée vraiment heureuse.

A vous quelques photos que j'avais prises ;)

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