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Je contemplais ce paysage qui s’offrait à moi et j’en profitais pour prendre quelques photos, bien que la vitre ne permettait pas une meilleure qualité ! Presque tout le monde est endormi. Il est 9h du matin et on est en route pour rentrer à Rabat après une visite très courte à Fès.
Le ciel était gris et les nuages épars formaient un tableau comme dessiné par Van Gogh contrastant avec la verdure et les couleurs chatoyantes des terrains à perte de vue. Une composition magique qui donnait l’impression qu’on est devant une mosaïque florale ou encore un tapis bien tissé par des mains très douées.
Une grande sérénité se dégageait de ces lieux et s’empara de mon cœur se mêlant ainsi au calme qui régnait à l’intérieur de l’autocar et à la mollesse du petit matin.
Tout à coup, je me sens emportée par la douceur de cette ambiance. Je mets mon mp3 et je m’enfouie dans ma chaise reposant ma tête sur le dossier. Je m’abandonne entièrement à ces sensations qui envahirent mon cœur et mon esprit au rythme de la musique qui résonnait dans mes oreilles.
Des souvenirs ayant laissé des marques au bord de mon âme me submergèrent et je sens mon cœur se crisper et ma gorge se resserrer. Une grande envie de pleurer me gagna…
Ce paysage me tentait encore plus, et je désirais tellement pouvoir descendre de cet autocar et franchir cette barre qui délimitait la route, pénétrer cet espace naturel si apaisant ! Marcher entre ses fleures jaunes et oranges ; courir jusqu’à essoufflement, jusqu’à ne plus avoir de forces. Courir pour dégager toute cette énergie que je ne savais positive ou négative qui m’étouffait et me pesait sur le cœur…